Décembre 2017….quel avenir ?

 

La notion d’impermanence m’a freiné dans l’élan de procéder à un copier-coller avec l’article Avril 2008 …Quel avenir ?
9 ans et 7 mois séparent les deux dates qui portent interrogation sur l’avenir du Népal dans ce blog.
A bien y regarder les 115 mois qui séparent ces deux dates n’ont pas apporté « Le grand changement » tant espéré par la majorité du peuple népalais.
Certes échanger une monarchie contre une démocratie laïque demande du temps, de la volonté et l’abnégation du pouvoir au service du peuple.

Aujourd’hui quel bilan pour les 3500 jours écoulés ?

  • Une succession d’alliances, de mésalliances et de chutes de gouvernements
  • Le départ des forces vives. La jeunesse, et les moins jeunes aspirent à aller « ailleurs ». Les dirigeants successifs, la plupart du temps, fermant les yeux sur un système d‘esclavagisme moderne et sur les cercueils qui retournent au pays (royalties qui rentrent dans le pays obligent).
  • Abolition des castes et de la religion d’état, doux euphémisme dans les faits.
  • Inflation toujours galopante
  • Scolarité faible et onéreuse
  • Accès aux soins, payants et inaccessibles en milieux privés pour une grande majorité du peuple.
  • Logements, terrains, à prix d’or …
  • Constructions anarchiques, disparition des terres cultivables, pollution air, eau
  • Infrastructures routières, pistes = dangers
  • Trafic et esclavage sexuel, corruption… en hausse.
  • Une constitution accouchée dans la douleur et la violence.
  • Et pour ne rien épargner aux népalais, une terre soumise aux caprices géologiques et climatiques dévastateurs.

Les Népalais, par les urnes, viennent de remettre leur destin dans les mains d’hommes qui se sont soulevés contre les inégalités, pour la justice et la liberté. De combattants, ils sont devenus politiques. En 2008 ils ont remplacé les armes par les mots …en 2017 le peuple leur demande de remplacer les mots par les actes.
Alors comme par le passé, si la question de l’avenir est posée, elle ne peut trouver de réponse et d’espoir que dans la gouvernance d’hommes capables de beaucoup d’énergie, de diplomatie, d’intégrité et surtout d’amour pour le peuple, car du pire ou du meilleur l’histoire nous montre que tout est possible.
LF. Décembre 2017.

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