Archives de Catégorie: Info/actualité environnementale

LE MONT EVEREST et l’envers du décor

Parler du Mont Everest semble bien hasardeux, et sa description ne peut être qu’un « remake » car il réunit à lui seul un grand nombre de superlatifs déjà fort employés.

Un regard au lever du soleil et le décor d’une exceptionnelle beauté est à couper le souffle.

Le mont Sagarmata « la Déesse Mère du ciel » force à l’admiration et à l’humilité.

Les Népalais éprouvent une vénération, non seulement pour cette déesse mais également pour tous les monts de la chaine himalayenne qui au nord de leur territoire s’envolent vers les cieux.

Mais………..l’ « Homme » est une machine bizarre et crée un envers du décor qui fait froid dans le dos.

 

 

  • Expéditions sur l’Everest.

Depuis sa conquête, les expéditions sur l’Everest se succèdent à un rythme effréné. Elles prirent d’abord l’allure d’une course entre nationalités : …………………..Aujourd’hui, des expéditions « commerciales » conduisent au sommet, pour beaucoup d’argent, de nombreuses personnes en quête d’un défi extrême mais pas toujours suffisamment expérimentées !

  • On a dit de l’Everest qu’il abritait le plus haut dépotoir du monde.

Entre 1953 et 1995, 50 tonnes de déchets de plastique, de verre et de métal ont été laissées sur place par des alpinistes bien peu soucieux des traces de leur passage sur l’environnement. Le col sud était, dit-on, un cimetière de bouteilles à oxygène et le camp II, une décharge de barils de fuel.

  • Tragédie sur l’Everest : David Sharp meurt dans l’indifférence

David Sharp, un grimpeur britannique, est mort sur l’Everest le 15 mai 2006. Les circonstances entourant son décès n’ont été connues que le 23 mai, lorsqu’ interviewé sur son propre succès, Mark Inglis a lâché le secret jusqu’alors bien gardé…………… Tina Sjogren, une alpiniste connaissant bien l’Everest, a tâché pour sa part de contester la mort tragique de David Sharp et d’en tirer des leçons. Le monde célèbre de plus en plus la force et la réussite. La prochaine étape consistera-t-elle à sacrifier les plus faibles ?

  • Miracle sur l’Everest : Lincoln Hall sauvé par solidarité

Le 25 mai 2006, au plus fort du débat, Alexandre Abramov annonce le décès de Lincoln Hall. Son rapport est explicite. À8 800 mètres, deux Sherpas ont communiqué avec Abramov pour lui faire part que Lincoln Hall avançait de plus en plus difficilement, devenait confus et manquait de coordination. Les Sherpas ont tenté de redescendre avec Hall. Après une dizaine d’heures d’effort, Hall s’est effondré. N’observant aucune réaction chez Hall pendant un bon moment, ils ont conclu au décès. Le lendemain matin, le grimpeur Dan Mazur et un Sherpa, en route pour le sommet, réalisent que Lincoln Hall est fort mal en point mais encore vivant…..

http://www.zonehimalaya.net/Everest/sauvetage-everest.htm

 

 

 

 

  • Une expédition pour retirer des cadavres et des déchets de l’Everest.

 L’équipe, constituée de 20 personnes, prévoit de retirer cinq cadavres non-identifiés à8.000 mètres, entre le Col Sud et le sommet. D’autres corps ont déjà pu être récupérés par des expéditions précédentes, mais à des altitudes moins élevées.

En plus de cette tâche, cette équipe chevronnée, dont un des membres en est à sa 14ème ascension, et son chef à sa septième, va tenter de nettoyer le plus haut sommet du monde, devenu un dépotoir de bouteilles d’oxygène vides, d’emballages alimentaires, de vieilles tentes et de cordes.

Depuis une quinzaine d’années, le gouvernement népalais oblige les alpinistes à ramener tout ce qu’ils emmènent, sous peine de perdre une caution. Mais l’équipe de sherpas prévoit tout de même de ramener trois tonnes de déchetshttp://www.france-info.com/monde-asie-2010-04-19-une-expedition-pour-retirer-des-cadavres-et-des-dechets-de-l-everest-431950-14-17.html

  • 8.110 kg de déchets descendus de l’Everest

La semaine passée,8.110 kgde déchets ont été descendus, à dos de yacks et de porteurs, du mont Everest.

Pendant six semaines, d’avril à mai, 29 alpinistes népalais ont travaillé sans relâche dans le cadre de la campagne annuelle de nettoyage de l’Everest. Ils ont transporté au total8.110 kgde déchets sur les pentes du plus haut sommet du monde qui culmine à8.848 mètres.

Comme l’indique Pasang Sherpa, le responsable de l’équipe…http://www.maxisciences.com/d%E9chet/8-110-kg-de-dechets-descendus-de-l-everest_art15047.html

  • « Dans l’Everest, on grimpe au milieu des morts »  Timothée Boutry | 25.10.2005

LES 18 MEMBRES de l’expédition Kang Guru ensevelis sous les neiges népalaises vont rejoindre la liste déjà longue des alpinistes morts sur les pentes des plus hauts sommets du monde.

La montagne, et en particulier l’Himalaya, tue.

Selon des statistiques datant de 2000, sur 5 080 alpinistes ayant atteint le sommet

d’un8 000 mde l’Himalaya, 604 sont morts, soit un taux de près de 12 %.

Avec le mythique et très difficile Annapurna, ce taux dépasse même 50 % avec 55 décès pour 109 « vainqueurs » du sommet. En 1996, année noire, quatre expéditions « commerciales » ont été prises dans une tempête. Bilan : 8 morts.

« Il n’est pas rare que des alpinistes tombent nez à nez avec des restes de corps qui apparaissent au hasard de la fonte des glaces ou du travail de la paroi. Dans l’Himalaya, et tout particulièrement dans l’Everest, on grimpe au milieu des morts, sur les morts même. La voie normale de l’Everest est un grand cimetière sans croix », témoigne Paul Yonnet, sociologue. http://www.leparisien.fr/faits-divers/dans-l-everest-on-grimpe-au-milieu-des-morts-25-10-2005-2006413072.php

  • Le sherpa n’est pas « porteur »

Sherpa : « Guide ou porteur de montagne dans les régions himalayennes » (Petit Robert).

Un des rares mots népalais qui soient entrés dans notre vocabulaire — ou le seul ? L’expédition qui a été victime d’une avalanche, le 20 octobre, en comptait quinze, plus les sept alpinistes.

Aucune ascension ne serait possible sans eux : ils sont les seuls capables de porter de lourdes charges à une très haute altitude. C’est leur travail, il est dangereux.

Onze ont trouvé la mort, ainsi que les sept alpinistes. L’avalanche les a tous ensevelis.

Elle n’a pas fait de détail. Mais la presse, si : seuls les alpinistes ont eu droit aux gros titres. C’est la hiérarchisation de l’information.

Les porteurs ? ………sher pa trop la peine d’en parler.http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2005/10/27/2005_10_le_sherpa_nest_/

  • Les héros effacés.

Les nombreux récits d’expéditions sur l’Everest témoignent abondamment de la force, de la bravoure, de la détermination, du dévouement et de la loyauté des Sherpas sur cette montagne. Le peuple sherpa est étroitement associé à l’histoire de l’Everest.

Ce sont les Sherpas qui, à chaque année, escaladent la montagne pour installer les camps et les cordes fixes qui guident les alpinistes vers le sommet. Ils installent les échelles qui servent de ponts pour franchir les crevasses sur le glacier. Ils acheminent le matériel des alpinistes de camp en camp, traversant à de nombreuses reprises la dangereuse cascade de glace.

Exerçant pour la plupart des rôles effacés, mais non moins importants, ils sont peut-être les plus grands héros de l’Everest.

Loyaux envers ceux qui les emploient, ils ont la réputation de ne jamais hésiter à porter secours aux grimpeurs en danger, même au risque de leur vie. Les Sherpas ont payé un lourd tribut à l’Everest. Ils comptent pour le tiers des décès survenus sur la montagne.http://www.zonehimalaya.net/Everest/expedition.htm

EAU : désinfection solaire

Treks, ballades vous conduiront dans des lieux où l’eau potable est un réel problème.

Les zones urbanisées offrent, elles aussi, de moins en moins de garanties de boire une eau correcte. Les Népalais sont victimes de nombreuses maladies à cause d’une eau polluée.

Les cas de diarrhée, de choléra et les conséquences engendrées sont monnaie courante.

Faire bouillir l’eau, n’est pas toujours possible, les combustibles, chers, rares, sont essentiellement gardés pour confectionner les repas.

Nous autres occidentaux nous buvons de l’eau en bouteille, ou de l’eau dans laquelle nous avons pris la précaution de mélanger un désinfectant. Sur nos chemins de randonnée, très souvent il est possible de trouver de l’eau en bouteille apportée par les porteurs qui livrent une marchandise réservée aux touristes.

Je vous propose pendant votre temps de plaisir de devenir « pédagogue » afin d’aider une population qui par son accueil rendra votre séjour inoubliable.

Il vous sera toujours facile de rencontrer l’instituteur d’un village, de faire passer un message par vos guides…etc…

Alors n’hésitez pas, avant de partir préparer quelques documents et photos à remettre dans les villages que vous traverserez et prenez un peu de temps pour expliquer une méthode simple, qui peut être comprise et utiliser par tous lorsque le soleil est présent.

Merci d’avance pour nos amis népalais.

Condition météorologique Durée minimale de traitement
Ensoleillé 6 heures
50 % de nuages 6 heures
50-100 % de nuages 2 jours
Pluies continuelles Traitement non satisfaisant, utiliser une autre méthode de traitement ou de l’eau de pluie

Ladésinfection solaire de l’eau, aussi connue sous le nom deSODIS(pourSolar Disinfection), est une méthode pour désinfecter l’eau en utilisant seulement lesrayons solaireset des bouteilles enpolyéthylène téréphtalate(PET)[1].

La désinfection solaire de l’eau est une méthode bon marché et efficace pour un traitement d’eau décentralisé, normalement utilisé au niveau des ménages. Elle est reconnue par l’Organisation mondiale de la santé(OMS) comme méthode de traitement de l’eau et de bonne conservation à domicile. La méthode SODIS est appliquée par de nombreux pays en voie de développement

Désinfection solaire de l’eau – Wikipédiahttp://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sinfection_solaire_de_l’eau

Principe

Directives pour l’application à domicile

Application de SODIS[Précautions

Impact sur la santé, réduction de diarrhée

Recherche et développement de SODIS

L’application mondiale de SODIS

RISQUES SISMIQUES

Le Népal est le 11eme sur la liste des pays présentant un risque sismique élevé. Son emplacement dans la ceinture sismique active de l’Himalaya, lui confère cette place peu enviable. Les sismologues ont averti à plusieurs reprises qu’un tremblement de terre destructeur est à craindre dans le secteur central de l’Himalaya en raison de mouvements actifs le long de la faille de limite de plaque.

L’urbanisation non planifiée et en plein essor, le manque de normes des constructions, ont grandement accéléré la vulnérabilité des conséquences sismiques dans les zones urbaines du Népal.  La situation pourrait être aussi mauvaise, sinon pire qu’en Haïti, si un séisme de magnitude similaire venait frapper le plateau de Kathmandu puisque nous retrouvons les mêmes facteurs naturels et socio techniques.

Le Népal a déjà subi les ravages de deux tremblements de terre. En 1934  l’ampleur fut d’une magnitude de 8,2, et en 1988 dans le séisme d’Udaypur, 9000 personnes ont perdu la vie.

Le Népal a pris conscience des lacunes des réponses réactives, mais les mesures pour empêcher les mêmes résultats font encore défaut. Il semble urgent d’élaborer des politiques proactives et un plan sur la réduction du risque sismique en milieu urbain.

Dans la mesure où il n’est pas possible de prédire avec précision un tremblement de terre éminent, l’analyse du passé ainsi que la catastrophe  d’Haïti et du Chili peut servir de base afin d’élaborer des mesures préventives (sensibilisation du public, réglementation en matière de construction, éducation,  formation développement des ressources humaines dans le domaine de la sismologie, cartographie des risques sismiques…)

Cette prévention est l’affaire de tous. Le gouvernement, la société civile, les politiciens, les ONG, les organisations communautaires doivent redoubler d’efforts pour promouvoir la sensibilisation du public et des programmes de préparation à travers tout le pays.

« Ici au Népal, il semble que la plupart des gens vivent dans l’ignorance qu’à tout moment un violent séisme peut réduire leur environnement en ruine. Bien que cela puisse paraitre « sensationnel », nous avons la quasi- certitude qu’un autre tremblement de terre dévastateur frappera le pays dans un proche avenir. Avec la méconnaissance de la population sur la façon de se protéger pendant et après l’événement, le nombre des victimes sera vraisemblablement très élevé. Dixit,  Monsieur Chamlagai, spécialiste en gestion des catastrophes géologiques à New Delhi »

Sources: Kantipur on line – Nepal News

Mr Sellmyer journaliste basé à Kathamndu.

Les ressortissants français ou toutes personnes francophones peuvent prendre connaissance du livret conçu par l’Ambassade de France au Népal  qui traite, entre autre, du sujet et actions en cas de séisme.