Archives de Catégorie: INFO/ ACTUALITE DU NEPAL

Pauvreté, immigration, esclavagisme

Articles à lire et relire.

Le voyage sans retour des esclaves népalais
Le Point.fr – Publié le 31/01/2014 à 06:01

Ils sont 400 000 à quitter le Népal pour chercher une vie meilleure en Malaisie ou dans le Golfe. Certains reviendront dans leur cercueil.
Ils tiennent d’une main crispée leur carte d’embarquement, promesse d’une vie meilleure qui commence ici à l’aéroport international de Katmandou. Ce matin, ils sont une trentaine en file devant le guichet dédié aux ouvriers qui partent travailler en Malaisie et dans le Golfe. N’ayant jamais pris l’avion, ces jeunes montagnards sont intimidés. Tels des enfants qu’on ne voudrait pas égarer, tous portent une casquette identique au sigle de l’agence qui les a recrutés.Ils vont rejoindre le flot des 400 000 Népalais, dont 9 % de femmes, qui s’envolent chaque année. En tout, ils sont 2,5 millions à vivre sous contrat temporaire à l’étranger, l’Inde non comprise. Leur nombre est en hausse de 13 % par an et ils reviennent généralement au pays au bout de deux ou trois ans. Le bon côté de cette immigration est que l’argent rapatrié correspond à 25 % du PIB du Népal : un eldorado pour un pays frappé par la misère. Le mauvais côté est que l’expérience peut tourner à l’enfer. Main-d’oeuvre bradée sur un marché globalisé, ces Népalais sont les esclaves des temps modernes.Pour des centaines d’ouvriers népalais, l’emploi tant espéré à l’étranger est un rendez-vous avec la mort. Le quotidien The Guardian et Amnesty International ont alerté sur les cas de Népalais morts cet été au Qatar, « traités comme du bétail » par certaines compagnies, sur les sites de construction du Mondial de football 2022. Le constat a choqué le monde occidental. Depuis, la pression monte sur le Qatar mais fait l’impasse sur les autres pays. Notamment l’Arabie saoudite, la Malaisie. Pour acheminer cette main-d’oeuvre qui a désespérément besoin de travail, on trouve quelque 700 agences de recrutement à Katmandou, aux noms qui font rêver : Blue Sky, SOS, River, Lucky, Florid, Paradise… Un rêve qui a un coût entièrement à la charge du candidat au départ : 1 000 dollars. Pour un voyage trop souvent sans retour.
LIRE aussi le témoignage de Ganesh Bahadur Karki, 38 ans, venu réceptionner le cercueil de son neveu en provenance de la Malaisie.
Les esclaves de Katmandou Le Point
Poussés par la misère, 400 000 ouvriers népalais partent chaque année de Katmandou pour les pays du Golfe ou la Malaisie. Un voyage vers l’enfer.
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Le Point

Népal: l’exploitation des migrants commence chez eux RFI
1 700 Népalais quittent chaque jour leur pays légalement pour aller travailler à l’étranger. Et trois d’entre eux reviennent quotidiennement dans un cercueil.
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DES ELECTIONS AU NEPAL

12 mai 1991  Élection au Népal d’un gouvernement dirigé par G.P. Koirala

Texte rédigé par l’équipe de Perspective Monde

La tenue d’élections législatives au Népal marque une nouvelle étape dans le processus de démocratisation qui secoue ce pays asiatique depuis un an. Victorieux, le Parti du Congrès népalais adoptera des mesures favorables à la libéralisation de l’économie.

Le Népal a vécu une expérience démocratique de courte durée en 1959-1960. Le roi et son entourage dominent la vie politique dont les partis sont exclus. Un ensemble de facteurs accentuent la pression pour une démocratisation des institutions à la fin des années 1980. Des accusations de corruption pèsent notamment sur les dirigeants politiques.  À l’hiver 1989, un blocus économique imposé par l’Inde crée une pression inflationniste et des pénuries qui suscitent un mécontentement croissant. Des manifestations populaires, dont une qui se déroule en avril 1990 près du palais royal,             à Katmandou, sont sévèrement réprimées. Pressé d’agir, le roi Birendra Bir Bikram Shah Dev fait des ouvertures démocratiques qui sont saluées par des rassemblements de joie, dont un de grande envergure dans la capitale. Par la Constitution de novembre 1990, le Népal devient une monarchie parlementaire. Le multipartisme est accepté et les principes des droits de l’Homme reconnus. Depuis avril 1990, le pays est dirigé par un gouvernement intérimaire qui subsistera jusqu’à la tenue d’élections législatives, le 12 mai 1991. À cette occasion, le Parti du congrès arrive en première place, suivi du Parti communiste. Bien que marqué par certaines irrégularités, le scrutin est jugé équitable par les observateurs présents. Le nouveau premier ministre, G.P. Koirala, forme un gouvernement qui souhaite dynamiser l’économie en réduisant le rôle de l’État et en misant sur l’aide étrangère, notamment des États-Unis. Le Népal, un des pays les plus pauvres d’Asie, restera toutefois dans une situation difficile.

NÉPAL • Bientôt un sixième gouvernement en cinq ans  /21 novembre 2013

Le principal quotidien du pays, Kantipur, titre au surlendemain des législatives : « Le parti du Congrès en tête ».

C’est effectivement cette formation, la plus  ancienne parmi toutes celles qui présentaient des candidats, qui semble déjà arriver en première position alors que le dépouillage est en cours.
Les maoïstes, qui avaient rendu les armes et même formé des gouvernements après la chute de la monarchie et la fin de la guerre civile (2006), arrivent en dernière position.

Des élections au NEPAL, quand l’histoire bafouille !

22 ans séparent les deux articles présentés.

Remplaçons quelques mots dans l’article du 12 mai 1991 et nous nous apercevons que 22 années n’ont pas changé grand-chose, malgré une révolution et les promesses des dirigeants en 1991.

  • Le roi et son entourage ne  dominent plus la vie politique, mais leur désir de pouvoir est bien présent.
  • un blocus économique imposé par l’Inde peut créer une pression inflationniste et des pénuries, d’où l’allégeance du Népal vis-à-vis de son grand voisin.
  • Remplaçons :

– 1990 par 2006 et 2008.

– Birendra Bir Bikram Shah Dev (assassiné en 2001) par le nom de son frére, qui n’a pas fait  d’ouvertures démocratiques.

– le Népal monarchie, avec une religion d’état, devient en 2008 un état républicain laïque.

– G.P. Koirala a quitté la scène politique (DCD) mais a eu soin de mettre en place une « dynastie au pouvoir »

  • Le Népal, un des pays les plus pauvres d’Asie, est toutefois dans une situation difficile

« Viagra de l’Himalaya » Phénoméne de mode ?

Les « riches » l’utilisent, « les pauvres » vont le chercher…..

Cet article est en réaction à la lecture de l’information  ci-dessous (et bien d’autres) qui laisse transparaitre  une connotation répréhensible face aux comportements familliaux qui engendre un absenteisme scolaire.

Mon propos ne cherche pas à juger, mais à apporter quelques précisions permettant une meilleure compréhension du « phénomène Viagra de l’Himalaya » pour les autochtones.

 

« Le Viagra de l’Himalaya pousse à l’école buissonnière. JIM.fr

Katmandou, le samedi 18 mai 2013

Les méfaits possibles de la médecine traditionnelle ne sont pas uniquement sanitaires, ils peuvent également être sociaux. Au Népal, le « yarchagumba », champignon très rare que l’on déniche au printemps sur quelques flancs de l’Himalaya, est paré de très nombreuses propriétés.

Présenté comme le « Viagra de l’Himalaya », il est préconisé contre la dysfonction érectile, mais également et pêle-mêle contre la fatigue ou le cancer sans oublier la tuberculose, bien qu’aucune étude scientifique n’ait jusqu’à aujourd’hui confirmé ces multiples bienfaits.

Cela n’empêche pas la cueillette du yarchagumba de monopoliser chaque année des centaines de Népalais, hommes, femmes et enfants. Cette semaine, les responsables locaux ont déploré que la majorité des jeunes népalais aient abandonné les bancs de l’école pour partir la recherche du yarchagumba. « Dans ce seul district, environ 8 000 élèves ont quitté l’école » pour se diriger vers les montagnes, déplore Prakash Subedi, en charge de l’éducation dans le district de Jajarkot (ouest du Népal). Souvent, faute d’écoliers (mais aussi parfois de professeurs !), les établissements ont fermé leurs portes. « Nous exhortons les parents à ne pas emmener leurs enfants avec eux », rappelle Prakash Subedi, mais l’avertissement n’est que de peu de poids face aux 100 000 roupies (1 140 dollars) que peut espérer gagner chaque cueilleur.

 A ce prix, nul ne se souvient que l’éducation se révèle souvent bien meilleure pour l’amélioration de la santé que quelques remèdes aux vertus fantasmagoriques. »

 

Le YARCHAGUMBA ……« Dans les faits, il existe dans ces montagnes une espèce de champignon très rare, au doux nom scientifique de Cordyceps sinensis. …….. Au Népal, ce champignon, qui présente pour particularité de ne pousser que sur des chenilles, est appelée Yarchagumba. Jusque-là, rien de particulier. Ce qui l’est davantage, ce sont les propriétés conférées au Yarchagumba. Utilisé en herboristerie chinoise depuis plus de 1000 ans, celui-ci agirait à la manière d’un stimulant relativement puissant des fonctions physiques et intellectuelles et décuplerait, en général, la résistance à la fatigue…….. C’est la raison pour laquelle des expéditions ont été menées, tout au long de l’année 2008, dans les hautes sphères himalayennes où existe le Yarchagumba à l’état naturel. Chaque année, des paysans locaux font l’excursion deux mois durant et ramènent quelques spécimens, tirant un bon prix de ce produit rare. Il semblerait qu’en 2008, le phénomène ait connu une expansion particulièrement impressionnante. Dans la vallée du Dolpo (le « pays caché » du Népal), l’un des endroits où la présence du Yarchagumba est la plus importante, le prix en a rien moins que triplé…. » http://www.thoreau.be/tag/yarchagumba/

Il apparait que ce champignon est utilisé depuis plus d’un millénaire par les populations himalayennes. Sa cueillette et sa prescription était certainement faite par les  soignants locaux « Chamanes, Lamas, Sorciers… » ayant quelques notions et seuls capables de soulager les « souffrants isolés »                                                                                                                                             

Il ne nous appartient pas dire si ce champignon a des propriétés thérapeutiques réelles, mais pour avoir traversé les siècles ne doutons pas qu’il a, pour les autochtones, des vertus certaines. Quoiqu’il en soit le  Yarchagumba était employé à des fins thérapeutiques au même titre que d’autres plantes qui poussent dans ces montagnes.

Qu’en est-il aujourd’hui ? Cette « chose » mi animal, mi végétal est recherchée pour son pouvoir dopant. Sa médiatisation en fait un « produit miracle » au même titre que la corne du rhinocéros ou les os du tigre dont l’efficacité reste à prouver !…. Il se classe à présent dans la catégorie des « ingrédients » apportant performance, dépassement etc…  De plus sa rareté attise la convoitise des personnes qui possédant « tout » veulent aussi dépasser leurs limites de puissance. Dès lors la « chose » devient « Viagra de l’Himalaya »

Ouest du Népal et ses habitants.                                               

Rappelons que le Népal est un des pays les plus pauvres du monde. Il y a environ deux ans une étude, faite par un organisme international, révélait « que les enfants vivant dans l’ouest du Népal étaient plus dénutris que ceux du Darfour. »  Nous ne serions dire si tout l’ouest est touché, mais ce qui est certain c’est que cette partie du pays est classée la plus défavorisée. Loin de nous l’idée de sous-estimer « l’éducation » et si elle  « se révèle souvent bien meilleure pour l’amélioration de la santé que quelques remèdes aux vertus fantasmagoriques. » elle ne peut rivaliser avec le ventre des enfants gonflé par la faim.

Comme il est facile, bien au chaud, les pieds sous la table, de s’indigner du comportement de ces gens qui entrainent leurs enfants dans l’espoir de gagner 1000euros…  

Pour cet argent ils vont transpirer, marcher des jours entiers, dormir à la belle étoile, rationner la farine de maïs ou de seigle et chercher pour les nantis ce champignon « magique » qui poussent à plus de 4000m.

1000 euros qui leur permettrons, s’ils ont de la chance, de vivre péniblement une année.

S’il faut s’indigner, nous pouvons, il y a matière à cela. Indignons nous de l’utilisation de la misére !…

Il y a aussi la possibilité de nous interroger sur ce qu’entraine la demande des « riches » et comment y répondent  « les pauvres » ainsi que les conséquences culturelles, écologiques ….que cela engendre.

 En conclusion, et de façon utopique, imaginons que « ces familles népalaises » accédant aux simples besoins élémentaires et ayant accès sans difficultés aux infrastructures (routes, hôpitaux, écoles, collèges, eau, électricité…) laissent à tous ceux qui désirent un peu plus de « puissance » traquer le tigre, le rhinocéros et cueillir dans les régions inhospitalières de l’Himalaya le Yarchagumba.

CONSTITUTION…POLITIQUE…POUVOIR…

EXTRAITS DE NEPALNEWS.COM/mai 2013

Le leader d’un parti marginal a accusé les dirigeants des principaux partis politiques d’être engagés dans une conspiration et ne pas permettre l’élection de l’Assemblée constituante d’ avoir lieu comme prévu et que le pays n’aura pas la constitution qui est très attendue.

 Le gouvernement actuel a pris des décisions arbitraires au lieu de s’acquitter de sa responsabilité réelle de créer une atmosphère favorable. Le gouvernement a échoué dans la défense de la démocratie et ne sera pas également  en mesure d’assurer une constitution démocratique.

Pour un vrai révolutionnaire, l’intérêt général du pays est toujours bien au-dessus de son ambition personnelle.   Gandhi et Nelson Mandela ont été révolutionnaires parce qu’ils n’ont jamais fait de compromis avec la décision des seigneurs étrangers quand il s’agit de l’intérêt national plus large.  Ils étaient au-dessus de tout en termes de leur engagement à la cause pour laquelle ils se  battaient. . En fait, ils n’ont  jamais eu à tirer une seule balle pour être révolutionnaires.

Nos politiciens ambitieux  ont été la proie de leur vulnérabilité car leur vulnérabilité est leur ambition. L’ironie est qu’ils se nourrissent à travers un soutien extérieur.  La politique dans notre pays au cours des dernières années est progressivement devenu un jeu d’obtenir le soutien des seigneurs étrangers. Les hauts fonctionnaires indiens disent ouvertement que les dirigeants népalais se rendre en Inde sans ordre du jour national autre que de chercher un soutien personnel.

Il est clair maintenant que les seigneurs étrangers ont une politique à deux volets.  La première consiste à augmenter le syndrome de dépendance autant que possible.  La seconde est de gouverner par procuration.  Chaque seigneur étranger veut avoir son empire en fonction de ses ressources et de proximité.  À cette fin, les décideurs en Inde vont au-delà des politiciens. 

Dans le contexte actuel, c’est la nomination de Lokman Singh. Les journaux d’aujourd’hui à Katmandou sont inondés avec cette affirmation. Le deuxième adjoint de Dahal a catégoriquement affirmé que la nomination est venue de l’extérieur.

Ce processus permet de pénétrer à l’intérieur de l’appareil d’Etat.  Si ce processus prend de l’ampleur, nos représentants du gouvernement auront à examiner les seigneurs étrangers pour leur continuité afin de ne pas menacer leur vie politique.

Maintenant, le jeu est d’une collision et collusion.  Les joueurs sont multiples. Cela signifie qu’il n’est pas possible de conserver des conditions contrôlées.  Ainsi, tout est clair.  L’élection est peu probable en Novembre.

Qu’advient-il alors?  Le Népal  n’a pratiquement pas de constitution. La constitution provisoire est presque comme une mort cérébrale dont le cœur bat seulement par des moyens artificiels. 

(L'auteur peut être contacté à: bklohani@hotmail.com) 

L’Union européenne (UE) a déclaré que le processus électoral en cours au Népal offre une « occasion historique de garantir une paix durable ».

La délégation de l’Union européenne au Népal a déclaré: «Des élections crédibles, transparentes et inclusives en 2013 sont essentiels à la stabilisation de la situation politique et la restauration des institutions démocratiques fondamentaux. »   L’UE a également appelé tous les acteurs concernés à contribuer « activement et de façon responsable » à ce processus.

L’UE, qui est le plus grand fournisseur d’aide au développement au Népal, en a également profité pour renouveler son engagement à continuer à travailler pour le peuple du Népal.

UNE CONSTITUTION « ARLESIENNE »

Une CONSTITUTION nommée « ARLESIENNE* »

2006 voit un grand soulèvement populaire et la destitution du Roi. Cette date stoppe la guerre civile et le parti des Maobati quitte les armes pour entrer avec les autres partis sur un plan politique au niveau des négociations du pouvoir.

2008 les élections populaires donnent au parti Maoïste une force gouvernementale puissante, mais non majoritaire.

Dans ces temps le petit royaume du Népal devient une démocratie laïque en excluant le roi et la religion d’état : l’hindouisme.

Se pose alors le problème de la création d’une nouvelle constitution !

Les dates de rédaction et de promulgation sont à chaque échéance reportée et la succession des gouvernements n’a en rien permis la stabilisation du pays.

7 ans après la majorité des népalais sont toujours dans une situation précaire et subissent chômage, exil dans d’autres pays pour trouver du travail, infrastructures inexistantes ou vieillissantes, inflation , manque d’eau et d’électricité, salaires dérisoires et petits boulots journaliers ne permettant pas de se projeter dans l’avenir, corruption etc….,

Il semble que le Népal « vivote » autour des principaux sites touristiques qui amènent quelques royalties : Kathmandu et sa vallée, région des Annapurna et Pokhara, Terrai et Chitawn, Lukla et Everest. Le reste du Nepal  étant un peu considérer comme « loin des yeux loin du cœur » Ceci étant cela se charge d’expliquer le pourquoi de tous ces villageois qui « descendent au Népal » dans l’espoir de trouver du travail, un logement décent  et qui en réalité viennent grossir une masse de population qui vit dans la pollution et le dénuement.

*Une arlésienne (personnage invisible ou personnage fantôme) est un type de personnage de fiction qui est décrit où mentionné, mais qui n’apparaît pas en chair et en os. Ce terme est issu de la nouvelle d’Alphonse Daudet L’Arlésienne, ou plus précisément de la pièce de théâtre homonyme qui en fut tirée. Wikipédia.

LE MONT EVEREST et l’envers du décor

Parler du Mont Everest semble bien hasardeux, et sa description ne peut être qu’un « remake » car il réunit à lui seul un grand nombre de superlatifs déjà fort employés.

Un regard au lever du soleil et le décor d’une exceptionnelle beauté est à couper le souffle.

Le mont Sagarmata « la Déesse Mère du ciel » force à l’admiration et à l’humilité.

Les Népalais éprouvent une vénération, non seulement pour cette déesse mais également pour tous les monts de la chaine himalayenne qui au nord de leur territoire s’envolent vers les cieux.

Mais………..l’ « Homme » est une machine bizarre et crée un envers du décor qui fait froid dans le dos.

 

 

  • Expéditions sur l’Everest.

Depuis sa conquête, les expéditions sur l’Everest se succèdent à un rythme effréné. Elles prirent d’abord l’allure d’une course entre nationalités : …………………..Aujourd’hui, des expéditions « commerciales » conduisent au sommet, pour beaucoup d’argent, de nombreuses personnes en quête d’un défi extrême mais pas toujours suffisamment expérimentées !

  • On a dit de l’Everest qu’il abritait le plus haut dépotoir du monde.

Entre 1953 et 1995, 50 tonnes de déchets de plastique, de verre et de métal ont été laissées sur place par des alpinistes bien peu soucieux des traces de leur passage sur l’environnement. Le col sud était, dit-on, un cimetière de bouteilles à oxygène et le camp II, une décharge de barils de fuel.

  • Tragédie sur l’Everest : David Sharp meurt dans l’indifférence

David Sharp, un grimpeur britannique, est mort sur l’Everest le 15 mai 2006. Les circonstances entourant son décès n’ont été connues que le 23 mai, lorsqu’ interviewé sur son propre succès, Mark Inglis a lâché le secret jusqu’alors bien gardé…………… Tina Sjogren, une alpiniste connaissant bien l’Everest, a tâché pour sa part de contester la mort tragique de David Sharp et d’en tirer des leçons. Le monde célèbre de plus en plus la force et la réussite. La prochaine étape consistera-t-elle à sacrifier les plus faibles ?

  • Miracle sur l’Everest : Lincoln Hall sauvé par solidarité

Le 25 mai 2006, au plus fort du débat, Alexandre Abramov annonce le décès de Lincoln Hall. Son rapport est explicite. À8 800 mètres, deux Sherpas ont communiqué avec Abramov pour lui faire part que Lincoln Hall avançait de plus en plus difficilement, devenait confus et manquait de coordination. Les Sherpas ont tenté de redescendre avec Hall. Après une dizaine d’heures d’effort, Hall s’est effondré. N’observant aucune réaction chez Hall pendant un bon moment, ils ont conclu au décès. Le lendemain matin, le grimpeur Dan Mazur et un Sherpa, en route pour le sommet, réalisent que Lincoln Hall est fort mal en point mais encore vivant…..

http://www.zonehimalaya.net/Everest/sauvetage-everest.htm

 

 

 

 

  • Une expédition pour retirer des cadavres et des déchets de l’Everest.

 L’équipe, constituée de 20 personnes, prévoit de retirer cinq cadavres non-identifiés à8.000 mètres, entre le Col Sud et le sommet. D’autres corps ont déjà pu être récupérés par des expéditions précédentes, mais à des altitudes moins élevées.

En plus de cette tâche, cette équipe chevronnée, dont un des membres en est à sa 14ème ascension, et son chef à sa septième, va tenter de nettoyer le plus haut sommet du monde, devenu un dépotoir de bouteilles d’oxygène vides, d’emballages alimentaires, de vieilles tentes et de cordes.

Depuis une quinzaine d’années, le gouvernement népalais oblige les alpinistes à ramener tout ce qu’ils emmènent, sous peine de perdre une caution. Mais l’équipe de sherpas prévoit tout de même de ramener trois tonnes de déchetshttp://www.france-info.com/monde-asie-2010-04-19-une-expedition-pour-retirer-des-cadavres-et-des-dechets-de-l-everest-431950-14-17.html

  • 8.110 kg de déchets descendus de l’Everest

La semaine passée,8.110 kgde déchets ont été descendus, à dos de yacks et de porteurs, du mont Everest.

Pendant six semaines, d’avril à mai, 29 alpinistes népalais ont travaillé sans relâche dans le cadre de la campagne annuelle de nettoyage de l’Everest. Ils ont transporté au total8.110 kgde déchets sur les pentes du plus haut sommet du monde qui culmine à8.848 mètres.

Comme l’indique Pasang Sherpa, le responsable de l’équipe…http://www.maxisciences.com/d%E9chet/8-110-kg-de-dechets-descendus-de-l-everest_art15047.html

  • « Dans l’Everest, on grimpe au milieu des morts »  Timothée Boutry | 25.10.2005

LES 18 MEMBRES de l’expédition Kang Guru ensevelis sous les neiges népalaises vont rejoindre la liste déjà longue des alpinistes morts sur les pentes des plus hauts sommets du monde.

La montagne, et en particulier l’Himalaya, tue.

Selon des statistiques datant de 2000, sur 5 080 alpinistes ayant atteint le sommet

d’un8 000 mde l’Himalaya, 604 sont morts, soit un taux de près de 12 %.

Avec le mythique et très difficile Annapurna, ce taux dépasse même 50 % avec 55 décès pour 109 « vainqueurs » du sommet. En 1996, année noire, quatre expéditions « commerciales » ont été prises dans une tempête. Bilan : 8 morts.

« Il n’est pas rare que des alpinistes tombent nez à nez avec des restes de corps qui apparaissent au hasard de la fonte des glaces ou du travail de la paroi. Dans l’Himalaya, et tout particulièrement dans l’Everest, on grimpe au milieu des morts, sur les morts même. La voie normale de l’Everest est un grand cimetière sans croix », témoigne Paul Yonnet, sociologue. http://www.leparisien.fr/faits-divers/dans-l-everest-on-grimpe-au-milieu-des-morts-25-10-2005-2006413072.php

  • Le sherpa n’est pas « porteur »

Sherpa : « Guide ou porteur de montagne dans les régions himalayennes » (Petit Robert).

Un des rares mots népalais qui soient entrés dans notre vocabulaire — ou le seul ? L’expédition qui a été victime d’une avalanche, le 20 octobre, en comptait quinze, plus les sept alpinistes.

Aucune ascension ne serait possible sans eux : ils sont les seuls capables de porter de lourdes charges à une très haute altitude. C’est leur travail, il est dangereux.

Onze ont trouvé la mort, ainsi que les sept alpinistes. L’avalanche les a tous ensevelis.

Elle n’a pas fait de détail. Mais la presse, si : seuls les alpinistes ont eu droit aux gros titres. C’est la hiérarchisation de l’information.

Les porteurs ? ………sher pa trop la peine d’en parler.http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2005/10/27/2005_10_le_sherpa_nest_/

  • Les héros effacés.

Les nombreux récits d’expéditions sur l’Everest témoignent abondamment de la force, de la bravoure, de la détermination, du dévouement et de la loyauté des Sherpas sur cette montagne. Le peuple sherpa est étroitement associé à l’histoire de l’Everest.

Ce sont les Sherpas qui, à chaque année, escaladent la montagne pour installer les camps et les cordes fixes qui guident les alpinistes vers le sommet. Ils installent les échelles qui servent de ponts pour franchir les crevasses sur le glacier. Ils acheminent le matériel des alpinistes de camp en camp, traversant à de nombreuses reprises la dangereuse cascade de glace.

Exerçant pour la plupart des rôles effacés, mais non moins importants, ils sont peut-être les plus grands héros de l’Everest.

Loyaux envers ceux qui les emploient, ils ont la réputation de ne jamais hésiter à porter secours aux grimpeurs en danger, même au risque de leur vie. Les Sherpas ont payé un lourd tribut à l’Everest. Ils comptent pour le tiers des décès survenus sur la montagne.http://www.zonehimalaya.net/Everest/expedition.htm

AVRIL 2008…QUEL AVENIR ?

La communauté internationale semble étonnée du résultat des élections du 10 avril 2008…..Et pourtant !…Nous pouvions penser, en connaissance des difficultés du peuple népalais et en présence d’élections libres que le parti des « maobati » arriverait en tête du scrutin.

Depuis des décennies le peuple népalais voit se succéder des gouvernants qui apportent peu d’amélioration dans leur vie quotidienne.

Les jeunes partent travailler dans les pays du golf, en Malaisie, en Israël dans les régions ou s’affrontent les colons et les palestiniens. Certains sont recrutés comme mercenaires pour l’Irak ou le Pakistan.
D’autres ayant fait des études ne trouvent pas de travail car ils n’appartiennent pas aux ethnies ou aux castes dominante.

L’inflation est galopante. Le niveau de vie, d’années en années, a une courbe descendante pour une majorité de Népalais.

L’éducation scolaire est relativement basse dans les institutions publiques. Les établissements scolaires privés sont hors de portée financière pour la majorité de la jeunesse.

L’accès aux soins est payant, le service sanitaire public en piteux état et les institutions sanitaire privé hors de prix.

L’accès aux logements est onéreux, et l’accès à la propriété est problématique. Un ana soit environ 20m2 se paye entre 400 et 800€ selon son emplacement. La proximité d’une voie carrossable détermine une partie du prix. Dans la capitale les prix du m2 frôlent les prix de la côte d’azur en France.

Les constructions anarchiques mangent les surfaces cultivables et aggravent l’insalubrité, la pollution et assèchent la nappe phréatique.

Le réseau routier est bien malade. Nombre de villages sont accessible par sentier. Les pistes creusées à flanc de montagne, engendrent des glissements de terrain meurtriers.

Des milliers de femmes sont  » enlevées  » pour fournir les bordels des métropoles indiennes, ou partent dans les pays du golf et sont tenues « en esclavage domestique et sexuel »

La prostitution, la drogue, la violence, la corruption fait son chemin dans le pays.

En un mot, le Népal vit au 18eme siècle à une époque ou les moyens de communication lui apporte une information sur les pays riches dans lesquels les gens ont des chaussures, des voitures, font des régimes pour ne pas grossir, partent en voyage… et viennent déverser sur leurs montagnes un tas de saloperies qui polluent leurs espaces sacrées.

Alors pourquoi être étonnés ?……La promesse de jours meilleurs ne peut laisser indifférente ce peuple qui espère la paix et qui dans sa sagesse force les politiques à une négociation pour gouverner puisque le parti communiste maoïste n’est pas majoritaire.

Sans nul doute, la question qui se pose aujourd’hui est :
– Comment ceux qui sont encore considérée par les USA comme des terroristes vont faire pour redresser un pays exsangue et persuader une poignée d’hommes d’œuvrer pour le bien de tous ? Ceux la même qui aujourd’hui encore sont accrochés au pouvoir et détiennent la puissance de l’argent.

Il faudra beaucoup d’énergie, beaucoup de diplomatie, beaucoup d’intégrité et surtout beaucoup d’amour pour le peuple pour retrouver sa confiance. Il faudra également que les pays riches permettent que le rêve se réalise de voir le légendaire  » sourire népalais  » refleurir au coin de toutes les lèvres.

La majorité de la communauté internationale ne peut-elle abolir sa peur de la  » couleur rouge  » et aider ce petit pays à vivre de la façon la plus digne dans la paix, l’égalité et le progrès ?

Le Népal libre et indépendant ne semble pas représenter une menace pour le monde, si les grandes puissances favorisent sa neutralité entre les deux géants qui l’entourent.

Au seuil du jour historique de la naissance d’un Népal républicain souhaitons que le dicton  » le roi est mort vive le roi  » soit à jamais effacer des mémoires dirigeantes.

La moralité de l’histoire voudrait que les obstacles à franchir soient moins ardus que ceux passés. Seul le temps à venir nous montrera si le Népal a réussi dans sa volonté de changer son destin.

 

RACKET ?…

Il n’est pas rare d’entendre que « la police n’aime pas les jeunes »

Pour renforcer ce sentiment, les policiers opèrent « des descentes » vers 19h, à la tombée de la nuit, dans les quartiers périphériques de la capitale.

 

Mipam a 24 ans, il porte les cheveux mi longs et comme tous les garçons de sa génération il est vêtu de jeans, teeshirt, basquets.

Ce jour là, Mipam discute tranquillement avec plusieurs amis devant le domicile de Kamar.

Après avoir barré les extrémités de la voie et sans ménagement, une « rafle » de 60 personnes a lieu. Par chance, Kamar est rentré dans le couloir de la maison et après avoir observé la situation prévient que Mipam et ses amis entassés comme du bétail dans les fourgons,a rejoint la prison.

Plusieurs questions se posent alors :

–   Quel délit ?

–   Quel chef d’accusation ?

Les réponses sont inexistantes, si ce n’est de s’être trouver au « mauvais endroit » ce jour là.

–    Que faire ?

L’action immédiate est de trouver « un restaurant » qui apportera une alimentation convenable à Mipam et ses amis.

Les visites sont autorisées matin et après midi 10 minutes pour chaque séances, ce qui permet d’apporter du linge propre et prendre des nouvelles de la santé de Mipam.

La prison n’est pas cotée en étoiles. Rats, cafards, punaises se disputent le lieu.

La grivoiserie des gardiens, les sourires narquois sont fréquents vis-à-vis des jeunes femmes qui rendent visites à leur parent.

Tout cela semble dérisoire face aux jours qui passent et à cette question qui taraude « Comment faire pour le sortir de là ?»

C’est alors qu’une solution induite par le personnel de la prison, se fait jour : « Money ! Money »

Le temps passe et les montants de « Money » font le yoyo.

Le temps aussi de tester si le prisonnier peut payer et combien. Entre temps il va falloir demander l’intervention d’un « politique » qui pourra agir auprès du « grand chef »

 

Merci « Messieurs » !… 3 semaines d’enfermement, une « rançon de plusieurs centaines d’euros »… Pourquoi ?…

Est ce que le « système » doit être ainsi et que par tous les moyens il faille trouver « Money ! Money » ?…

 

 

TRAFIC D’ORGANE

Madhab Parajuli, 36 ans, était face à un choix déchirant :

  • Vendre son petit lopin de terre suite à un emprunt non remboursé.
  •  Vendre un de ses reins à un trafiquant d’organe.

En désespoir de cause, Parajuli a accepté l’offre du trafiquant. 100.000 roupies (1000€) et a voyagé en Inde pour avoir l’organe prélevé.

Il regrette amèrement cette décision. Payé seulement un tiers de la somme promise à son retour au Népal, il a perdu sa terre, sa famille et sa santé.

En vertu de la loi népalaise, les greffes de rein sont autorisées si l’organe est donné par un parent de sang ou le conjoint.

Les lois de l’Inde sont plus laxistes et autorise une personne non apparentée à un « don d’organe par affection » sous réserve de l’approbation d’un comité médical. Cette procédure de vérification est souvent contournée.

A Jyamdi, groupe de villages pauvres, tout le monde connaît quelqu’un qui a vendu un rein. Le lieu est devenu un centre pour les trafiquants, en raison de sa proximité avec Kathmandu et la frontière indienne.

La plupart des villageois sont des agriculteurs de subsistance, mais la production est insuffisante pour couvrir l’année.

L’ancien chef du village, Krishna Bahadur Tamang déclare à l’AFP :

« Ici les gens sont pauvres et sans éducation. Il est facile pour les trafiquants d’attirer les plus pauvres qui ne touchent qu’une infime partie de l’argent promis. Certains sont attirés par des promesses d’emploi et ne connaissent la vérité qu’une fois arrivé en Inde »

 

Il en va de même avec la prostitution.

Il n’est pas exact de dire et d’en faire une généralité, que les familles « vendent » les enfants.

L’argument majeur des rabatteurs est la dot que la famille doit donner au mariage des filles. La proposition « d’un travail honnête » chez de riches particuliers emporte l’acceptation des parents.

L’illettrisme, la pauvreté n’enlèvent pas aux gens leurs traditions et culture. « Travailler dans un bordel est un déshonneur »

Les filles qui reviennent au Népal avec, trop souvent, des problèmes physiques et psychologiques déplorables ne sont que très rarement acceptés par leur famille.

 

CORRUPTION – RACKET – TRAFICS

Face à l’inflation galopante du coût des produits de bases, des loyers, du carburant, du prix des terrains….. les salaires ne sont pas adaptés.

La corruption, le racket, les trafics, trouvent un terrain favorable à leur développement dans un pays à la recherche de structures stables.

A présent il est nécessaire d’avoir de l’argent pour obtenir le droit d’aller travailler dans un autre pays et des réseaux en place entretiennent « le mirage d’un monde meilleur » à des prix exorbitants remboursables par des années de travail à l’étranger. Pour partir hommes et femmes s’endettent auprès des familles qui vendent le peu de biens qu’elles ont. Parfois le réveil est brusque car dans le pays de destination le travail n’est pas au rendez vous et la clandestinité est la seule ressource pour attendre de pouvoir payer son billet de retour.

Aller étudier dans un autre pays a également un coût important. Outre les garanties demandés par le pays d’accueil, les papiers nécessaires sont parfois négociés contre de « la monnaie sonnante et trébuchante ».

Les emplois dans l’administration, parfois, sont aussi facteurs de négociations monétaires.

Les travaux entrepris (aménagement des voies de circulation, construction de routes…) sont propices à employer seulement une partie du budget et à redistribuer l’autre de façon individuelle au détriment de la « solidité » de l’ouvrage.

Le racket trouve sa place dans un univers ou la loi du plus fort et de la violence,  gagne du terrain. Il n’est pas rare que les commerces qui touchent le tourisme, soient « parrainés » pour avoir le droit d’être « tranquilles ».

Les trafics ne sont pas en restent.

Les bordels indiens sont approvisionnés régulièrement.

Le trafic d’organes est florissant.

Le rhinocéros unicorne, le tigre, espèces rares et protégées, sont braconnés pour alimenter les marchés asiatiques avides de produits aux vertus aphrodisiaques. Cette croyance au combien illusoire, détruit une partie non négligeable de la faune du patrimoine népalais.

La drogue a trouvé sa route entre pays de l’Ouest et de l’Est par le Sud du Népal.

Des associations ont déclaré la guerre aux trafiquants, mais elle est rude car la population concernée est pauvre, souvent illettrée, facilement bernée. Face à la puissance de l’argent, le combat est trop souvent inégal.