Pauvreté, immigration, esclavagisme

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Le voyage sans retour des esclaves népalais
Le Point.fr – Publié le 31/01/2014 à 06:01

Ils sont 400 000 à quitter le Népal pour chercher une vie meilleure en Malaisie ou dans le Golfe. Certains reviendront dans leur cercueil.
Ils tiennent d’une main crispée leur carte d’embarquement, promesse d’une vie meilleure qui commence ici à l’aéroport international de Katmandou. Ce matin, ils sont une trentaine en file devant le guichet dédié aux ouvriers qui partent travailler en Malaisie et dans le Golfe. N’ayant jamais pris l’avion, ces jeunes montagnards sont intimidés. Tels des enfants qu’on ne voudrait pas égarer, tous portent une casquette identique au sigle de l’agence qui les a recrutés.Ils vont rejoindre le flot des 400 000 Népalais, dont 9 % de femmes, qui s’envolent chaque année. En tout, ils sont 2,5 millions à vivre sous contrat temporaire à l’étranger, l’Inde non comprise. Leur nombre est en hausse de 13 % par an et ils reviennent généralement au pays au bout de deux ou trois ans. Le bon côté de cette immigration est que l’argent rapatrié correspond à 25 % du PIB du Népal : un eldorado pour un pays frappé par la misère. Le mauvais côté est que l’expérience peut tourner à l’enfer. Main-d’oeuvre bradée sur un marché globalisé, ces Népalais sont les esclaves des temps modernes.Pour des centaines d’ouvriers népalais, l’emploi tant espéré à l’étranger est un rendez-vous avec la mort. Le quotidien The Guardian et Amnesty International ont alerté sur les cas de Népalais morts cet été au Qatar, « traités comme du bétail » par certaines compagnies, sur les sites de construction du Mondial de football 2022. Le constat a choqué le monde occidental. Depuis, la pression monte sur le Qatar mais fait l’impasse sur les autres pays. Notamment l’Arabie saoudite, la Malaisie. Pour acheminer cette main-d’oeuvre qui a désespérément besoin de travail, on trouve quelque 700 agences de recrutement à Katmandou, aux noms qui font rêver : Blue Sky, SOS, River, Lucky, Florid, Paradise… Un rêve qui a un coût entièrement à la charge du candidat au départ : 1 000 dollars. Pour un voyage trop souvent sans retour.
LIRE aussi le témoignage de Ganesh Bahadur Karki, 38 ans, venu réceptionner le cercueil de son neveu en provenance de la Malaisie.
Les esclaves de Katmandou Le Point
Poussés par la misère, 400 000 ouvriers népalais partent chaque année de Katmandou pour les pays du Golfe ou la Malaisie. Un voyage vers l’enfer.
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Le Point

Népal: l’exploitation des migrants commence chez eux RFI
1 700 Népalais quittent chaque jour leur pays légalement pour aller travailler à l’étranger. Et trois d’entre eux reviennent quotidiennement dans un cercueil.
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Publié le juin 2, 2018, dans Info/ actualité sociale, INFO/ ACTUALITE DU NEPAL, Pauvreté immigration. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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