Archives Mensuelles: juin 2018

SEISME NEPAL 2015

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Un drame humain, économique, écologique.
L’ASSOCIATION AMITIES FRANCO NEPALAISES est mobilisée.
Après avoir répondu, en association avec des ONG qui se trouvent sur le terrain et dont les actions sont dans l’urgence(sanitaire, alimentaire et médicale) il nous faudra reconstruire et continuer à mettre en œuvre les objectifs de l’association auprès des populations népalaises dont les besoins déjà importants vont devenir vitaux.

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Certains d’entre vous connaissent l’association qui a maintenant 22 ans d’actions.
Pour vous informer sur notre fonctionnement et activités vous pouvez vous pouvez vous diriger sur les différentes catégories
Pour adresser vos dons par chèques (seulement) :
AMITIES FRANCO NEPALAISES – Maison des associations – 83840 La MARTRE

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N’oubliez pas de mentionner vos noms et adresse afin que nous puissions établir un reçu en fin d’année, les dons remis à l’association sont déductibles des impôts.
Merci d’avoir pris le temps de lire ce message.

CHISOPANI et les AMITIES FRANCO NEPALAISES

Je dois vous dire que je suis un petit village d’une cinquantaine de maisons éparpillées sur un territoire de « collines sèches » du Kavrepalanchok au Népal. Il est possible de m’atteindre en véhicule à moteur, en 3 heures de Kathmandu, par temps sec. La saison de mousson m’isole un peu, car la piste devient dangereuse et l’aventure un peu plus risquée.
Ma population « rurale » vit chichement d’une agriculture sur terrain en terrasses arrosées par l’eau du ciel. Quelques volailles, chèvres, ou bufflesses sont une « richesse » supplémentaire.
En fait, je suis un lieu comme on en croise beaucoup lorsqu’on quitte les circuits touristiques de mon pays. Un endroit « encore authentique » me direz-vous, un endroit qui a conservé son mode de vie traditionnel, mais qui connait l’importance de l’éducation pour ses enfants.
J’avais une école !!! Bon an, mal an, elle abritait entre 70 et 80 enfants et avait une petite pièce qui contenait des produits pharmaceutiques. La terre s’est mise en colère en 2015, ravageant tout et emportant l’instituteur qui enseignait et soignait nos petits maux.

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L’année scolaire n’était pas terminée et il fallut abriter les enfants des pluies torrentielles de la saison de mousson.

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2015 fût une année terrible et des associations de tous horizons se sont mobilisées pour aider mon pays. Une association chinoise a reconstruit 3 classes. Une association pakistanaise a commencé la construction d’un autre bâtiment. Dans ce temps un séisme ayant touché le Pakistan, cette association est repartie.

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Mon école renaissait et les enfants pouvaient revenir à l’abri pour étudier.

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En avril 2016 l’association « Amitiés Franco Népalaises » accepta notre projet d’aménagement des classes et du bureau des instituteurs. Malgré nos immenses besoins, nous avons pensé que le confort des enfants pour étudier était primordial.

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Aujourd’hui, nous sommes heureux de travailler dans de meilleures conditions, il nous reste à réfléchir sur des projets complémentaires, comme avoir de l’électricité, des toilettes, de l’eau, assurer la sécurité des enfants dans l’enceinte de l’école. …

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Notre motivation est forte et tenace, notre engagement pérenne. Les malas de fleurs et le sourire des enfants expriment un chaleureux DHANAYBAD * pour nos amis lointains des Amitiés Franco Népalaises.

*Dhanaybad = merci
LF.30/09/2016.

L’ECOLE DE MANKHA

Les travaux ont repris à Mankha.

Construction des sanitaires.

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Ce sera une belle école bien construite pour résister dans le temps et aux séismes.

Le 16 juillet 2018

Dernières photos de l’ensemble du site.

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Pauvreté, immigration, esclavagisme

Articles à lire et relire.

Le voyage sans retour des esclaves népalais
Le Point.fr – Publié le 31/01/2014 à 06:01

Ils sont 400 000 à quitter le Népal pour chercher une vie meilleure en Malaisie ou dans le Golfe. Certains reviendront dans leur cercueil.
Ils tiennent d’une main crispée leur carte d’embarquement, promesse d’une vie meilleure qui commence ici à l’aéroport international de Katmandou. Ce matin, ils sont une trentaine en file devant le guichet dédié aux ouvriers qui partent travailler en Malaisie et dans le Golfe. N’ayant jamais pris l’avion, ces jeunes montagnards sont intimidés. Tels des enfants qu’on ne voudrait pas égarer, tous portent une casquette identique au sigle de l’agence qui les a recrutés.Ils vont rejoindre le flot des 400 000 Népalais, dont 9 % de femmes, qui s’envolent chaque année. En tout, ils sont 2,5 millions à vivre sous contrat temporaire à l’étranger, l’Inde non comprise. Leur nombre est en hausse de 13 % par an et ils reviennent généralement au pays au bout de deux ou trois ans. Le bon côté de cette immigration est que l’argent rapatrié correspond à 25 % du PIB du Népal : un eldorado pour un pays frappé par la misère. Le mauvais côté est que l’expérience peut tourner à l’enfer. Main-d’oeuvre bradée sur un marché globalisé, ces Népalais sont les esclaves des temps modernes.Pour des centaines d’ouvriers népalais, l’emploi tant espéré à l’étranger est un rendez-vous avec la mort. Le quotidien The Guardian et Amnesty International ont alerté sur les cas de Népalais morts cet été au Qatar, « traités comme du bétail » par certaines compagnies, sur les sites de construction du Mondial de football 2022. Le constat a choqué le monde occidental. Depuis, la pression monte sur le Qatar mais fait l’impasse sur les autres pays. Notamment l’Arabie saoudite, la Malaisie. Pour acheminer cette main-d’oeuvre qui a désespérément besoin de travail, on trouve quelque 700 agences de recrutement à Katmandou, aux noms qui font rêver : Blue Sky, SOS, River, Lucky, Florid, Paradise… Un rêve qui a un coût entièrement à la charge du candidat au départ : 1 000 dollars. Pour un voyage trop souvent sans retour.
LIRE aussi le témoignage de Ganesh Bahadur Karki, 38 ans, venu réceptionner le cercueil de son neveu en provenance de la Malaisie.
Les esclaves de Katmandou Le Point
Poussés par la misère, 400 000 ouvriers népalais partent chaque année de Katmandou pour les pays du Golfe ou la Malaisie. Un voyage vers l’enfer.
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Le Point

Népal: l’exploitation des migrants commence chez eux RFI
1 700 Népalais quittent chaque jour leur pays légalement pour aller travailler à l’étranger. Et trois d’entre eux reviennent quotidiennement dans un cercueil.
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CHISOPANI

Son histoire se perd dans les méandres noirs de la catastrophe qu’a subit le Népal en 2015. Il y a des centaines de CHISOPANI, blessés, meurtris, qui ont beaucoup de difficultés à se relever, à exister. Il y a des centaines de CHISOPANI qui survivent et ne veulent pas mourir.
Pourquoi m’attarder sur ce village accroché aux collines du Mahabarath ?
Oserais je dire que je n’ai pas choisi ce lieu, mais que c’est lui qui m’a choisi ? Il m’a offert des amis, une famille avec enfants et petits enfants que j’ai vu grandir. Il m’a fait connaitre la douceur des matins brumeux qui dévoilent lentement les hauts sommets rougeoyants des monts du Langtang, il m’a plongé dans la rudesse des nuits passées à même le sol battu. Avec simplicité, sans artifices il a partagé ce qu’il pouvait donner. Accrochant un sourire à la mémoire, il en a banni l’oubli.
Alors oui !… aujourd’hui je vais prendre le temps, parce que le temps à modulé l’émotion et qu’il m’ est possible de montrer les photos prises en avril 2016.

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5 Générations ont vécu là. 2 maisons et 2 toilettes extérieurs ont résisté aux séismes de 2015.

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Nouvelles habitations. Tôles, planches, bambous …
Avancée servant de cuisine – Point d’eau extérieur pour la vaisselle et l’hygiène corporelle.

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Mam a entassé ce qu’elle a pu sauver du sinistre. Elle attend une aide du gouvernement et espère pouvoir reconstruire une habitation en « dur » au même emplacement que la maison qu’elle avait bâti avec son époux.

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LF. 29/092016