TRAFIC D’ORGANE

Madhab Parajuli, 36 ans, était face à un choix déchirant :

  • Vendre son petit lopin de terre suite à un emprunt non remboursé.
  •  Vendre un de ses reins à un trafiquant d’organe.

En désespoir de cause, Parajuli a accepté l’offre du trafiquant. 100.000 roupies (1000€) et a voyagé en Inde pour avoir l’organe prélevé.

Il regrette amèrement cette décision. Payé seulement un tiers de la somme promise à son retour au Népal, il a perdu sa terre, sa famille et sa santé.

En vertu de la loi népalaise, les greffes de rein sont autorisées si l’organe est donné par un parent de sang ou le conjoint.

Les lois de l’Inde sont plus laxistes et autorise une personne non apparentée à un « don d’organe par affection » sous réserve de l’approbation d’un comité médical. Cette procédure de vérification est souvent contournée.

A Jyamdi, groupe de villages pauvres, tout le monde connaît quelqu’un qui a vendu un rein. Le lieu est devenu un centre pour les trafiquants, en raison de sa proximité avec Kathmandu et la frontière indienne.

La plupart des villageois sont des agriculteurs de subsistance, mais la production est insuffisante pour couvrir l’année.

L’ancien chef du village, Krishna Bahadur Tamang déclare à l’AFP :

« Ici les gens sont pauvres et sans éducation. Il est facile pour les trafiquants d’attirer les plus pauvres qui ne touchent qu’une infime partie de l’argent promis. Certains sont attirés par des promesses d’emploi et ne connaissent la vérité qu’une fois arrivé en Inde »

 

Il en va de même avec la prostitution.

Il n’est pas exact de dire et d’en faire une généralité, que les familles « vendent » les enfants.

L’argument majeur des rabatteurs est la dot que la famille doit donner au mariage des filles. La proposition « d’un travail honnête » chez de riches particuliers emporte l’acceptation des parents.

L’illettrisme, la pauvreté n’enlèvent pas aux gens leurs traditions et culture. « Travailler dans un bordel est un déshonneur »

Les filles qui reviennent au Népal avec, trop souvent, des problèmes physiques et psychologiques déplorables ne sont que très rarement acceptés par leur famille.

 

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Publié le août 24, 2011, dans Corruption - Racket - Trafics, INFO/ ACTUALITE DU NEPAL, Trafic d'organe. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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