La paix différée…un peuple désabusé

L’euphorie de l’année 2008 sur l’abolition de la monarchie a disparu.

Les dirigeants sont à bout de ressources pour réaliser la transition de la monarchie vers une république fédérale démocratique.

En septembre 2010, un rapport d’International Crisis Group a attiré l’attention sur le sentiment que les gens au Népal n’ont pas confiance en l’Etat et que l’Etat n’a pas confiance dans le peuple.

Janandholan 2006 (mouvement populaire) et la promesse d’un « pouvoir populaire » a été paralysé par l’avidité d’un « pouvoir politique ».

Les disparités idéologiques entre et au sein des partis politiques ainsi que les crises à répétition entre les dirigeants ont sévèrement bloqué le processus de paix.

La création de comités spéciaux et de sous comités pour traiter le processus de paix dans un pays aux abois n’a rien résolu.

Aucun progrès n’a été observé quant à l’intégration et la réhabilitation des combattants maoïstes et un consensus politique n’a pu être trouvé à la rédaction de la constitution qui devait aboutir le 28 mai 2011.

Les principaux leaders politiques tournent en rond dans des directions différentes et le processus de paix manque cruellement de cohérence politique.

Les politiciens népalais restent sur la proclamation sans suite de nobles idéaux tandis que les gens sur le terrain ont appris l’art et l’organisation de manifestations régulières. En outre, la corruption et le banditisme se développent sur le terreau du manque d’organisation de l’Etat.

Entre l’axe des proclamations politiques et les protestations des gens, se trouve un vide immense qui menace d’entrainer le pays  dans une spirale descendante.

Des centaines de népalais ont envahi les rues pour exprimer leur frustration et leur demande pour une nouvelle constitution. Dans le même temps l’opinion publique suggère aussi que l’échec de la promulgation d’une nouvelle constitution n’est pas aussi grave que l’incapacité du gouvernement à répondre aux besoins fondamentaux du peuple.

Se pose alors la question de savoir si le gouvernement a la volonté politique et la capacité d’offrir des services de bases et comment le gouvernement va gérer les attentes du peuple.

Le délestage (coupure de l’électricité) le faible niveau de vie, le manque de perspective d’emploi… sont des réalités sur le terrain qui aggravent la subsistance du peuple.

Il apparaît urgent et primordial que le gouvernement réponde aux besoins fondamentaux du peuple avec une chronologie et des résultats concrets afin de restaurer la foi du peuple.

Une constitution, la redéfinition des relations des partis politiques, des alliances militaires et de l’ensemble des relations Etat-société sont également nécessaire pour l’établissement d’une paix durable.

Sources : EKantipur – Hema Kiruppalili chercheur à l’institut des études asiatiques du sud.
 
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Publié le août 19, 2011, dans Info/ actualité politique, INFO/ ACTUALITE DU NEPAL, La paix différée. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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