BODNATH ou BAUDHA

Les quatre points cardinaux n’échappent pas à ces grands yeux peints sur le plus grand stupa du Népal.

Il n’y a pas si longtemps, Baudha n’était qu’un village où vivaient principalement des népalais de confession bouddhiste et quelques réfugiés tibétains arrivés à partir des années 50.

Aujourd’hui le stupa est encerclé par des constructions abritant des monastères, des boutiques, des restaurants…enfin tout ce qui peut satisfaire les touristes, de plus en plus nombreux, qui sur le chemin du circuit de leur voyage viennent contempler l’édifice, cherchant parfois à s’imprégner pendant quelques minutes de l’atmosphère de ce lieu hors du commun.

Le jour de la naissance du Buddha est une fête.

Les lamas après avoir revêtu leurs habits et leurs masques de parade se rendent en procession au stupa.

Une foule enjouée marche et danse aux sons des cymbales et des tambours.

Certains soirs de pleine lune, des milliers de lampes au beurre éclairent la nuit, dégageant une odeur âcre et enveloppant le stupa d’une lumière tamisée.

Au mois d’avril se déroule lors d’une pleine lune, une fête qui rassemble, en autre, les Tamangs.

Tous arrivent des villages. Ils danseront, boiront, prieront, et mangeront toute la nuit.

C’est aussi l’occasion, pour les familles d’arranger les mariages des filles et des garçons célibataires.

Le lendemain ils déserteront les lieux pour se rendre à Balaju.

Là sous les gargouilles crachant l’eau ils se purifieront avant d’atteindre pour un dernier rassemblement, la colline sacrée du stupa de Soyambuddhnath.

L’accès aux plus hautes « terrasses » du stupa est parfois interdit.

J’ai la nostalgie du temps ou le matin très tôt il était possible d’apercevoir, en arrière- plan des toitures dorées des gompas, les monts enneigés du Langtang.

Plusieurs légendes ont trait à la construction du stupa.

Un de mes amis népalais m’a certifié que celle qu’il allait me conter était celle à laquelle il fallait faire référence. Je lui laisse la responsabilité du propos.

 » Une princesse fort arrogante, très belle, très riche, mais ayant peu de compassion pour son prochain fut punie. Après avoir erré dans le monde des défunts, elle revint sur terre pauvre et sans attrait. Menant une vie de labeur, elle n’avait de cesse que de racheter les erreurs de sa vie antérieure. L’idée germa de construire un stupa. Ne possédant pas le terrain, elle alla voir le roi et exposa son projet. Ce dernier peut disposer à céder son bien, autorisa la construction d’un édifice de la grandeur d’une peau de buffle. La pauvresse, aidée de ses 4 fils, découpa en lanières très fine la peau de l’animal. Mis bout à bout, les filaments de cuir formèrent un cercle dans lequel le plus grand stupa du Népal se trouve aujourd’hui « 

Mon ami ne m’a pas dit, si la vieille femme après avoir une nouvelle fois arpenté le monde des défunts, eu le bonheur de renaitre sous des traits plus gracieux ou si par son geste elle avait atteint le Nirvana dont on ne revient jamais.

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Publié le août 11, 2011, dans Bodnath, SITES & MAGIE DES LIEUX. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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